Search This Blog

Showing posts with label crise. Show all posts
Showing posts with label crise. Show all posts

Mar 23, 2015

278.35_Friedrich von Hayek_Economiste autrichien

Théorie de l'économiste Friedrich Von Hayek

Friedrich Von Hayek n'était pas uniquement un économiste pur et dur. En effet, il s'intéressait aussi à l'histoire, la politique, la science et la philosophie. Grand défenseur du libéralisme, Hayek a constamment combattu les théories de John Maynard Keynes. Pour Hayek, les politiques de relance keynésiennes, basées sur le financement public ne font qu'augmenterl'inflation, le chômage, et l'assistanat. D'après la pensée de Ludwig von Mises, dont Hayek a énormément été influencé, l'analyse macroéconomique de Keynes n'est pas pertinente.
Contrairement à d'autres économistes, Hayek n'appliquait pas l'idéologie libérale à l'économie seule, mais aussi à tous les pans de la vie en société et à l'être humain en général.
Selon Hayek, la société s'organise selon un ordre spontané qui découle de l'expérience des Hommes à vivre en commun et s'adapte au fur et à mesure que cette expérience grandit. L'ordre social n'a pas à être imposé, il se forme seul, comparable à un « darwinisme social ». Friedrich Hayek défend avec ardeur, par ce concept d'ordre spontané, l'idée de la liberté qui lui tient à cœur et qu'il oppose au constructivisme. Selon lui l'ordre construit, imposé, ne prend pas en compte la dimension imprévisible des Hommes et leur libre-arbitre ce qui mène au totalitarisme dont il a horreur et qu'il a combattu sous deux formes, le communisme et le nazisme.
Toujours dans cette notion de liberté, Hayek défend l'idée selon laquelle le droit devrait être au centre de la constitution d'un État. Pour l'économiste, les règles de droit devraient assurer à tous la protection de leurs droits individuels et de ce fait garantir la liberté de tous dans un système où chacun connaît ses droits et ceux des autres.
Mais Hayek déplore les ravages de l'État Providence défendu par Keynes, qui laisse de côté le droit pour les privilèges individuels. Le peuple devient dépendant des interventions répétées de l'État qui lui fait perdre toute autonomie.  Il considère que la démocratie est un système défaillant qui conduit à la démagogie et doit être encadré par des règles de droit fortes.
Tout au long de sa vie, Friedrich Hayek portera des critiques virulentes sur le socialisme au profit du capitalisme et du libéralisme.

Œuvre de Friedrich Von Hayek

  • Hayek F. Prix et production, 1931
  • Hayek F. La route de la servitude, 1944
  • Hayek F. L'utilisation de l'information dans la société, 1945
  • Hayek F. L’ordre sensoriel. Une enquête sur les fondements de la psychologie théorique, 1952
  • Hayek F. Scientisme et science sociale, 1953
  • Hayek F. La constitution de la liberté, 1960
  • Hayek F. Droit, législation et liberté. Règle et ordre, 1973
  • Hayek F. Droit, Législation et Liberté. Le mirage de la justice sociale, 1976
  • Hayek F. Droit, Législation et liberté. L’ordre politique d’un peuple libre, 1979
  • Hayek F. La présomption fatale. Les erreurs du socialisme, 1988

278.5_John Maynard Keynes_Economiste anglais

Théorie de l'économiste John Maynard Keynes

John Maynard Keynes défendait particulièrement l'intervention de l'État lorsque l'économie était en berne et avait besoin d'être relancée, théorie plus connue sous le nom d'État providence. Il s'opposa clairement à Jean-Baptiste Say qui préconisait le laissez-faire et était convaincu de l'autorégulation du marché financier. La nouveauté proposée par Keynes provient de son analyse macro-économique de l'environnement qui prend en compte les différents agrégats économiques (investissements, chômage, revenus, consommation...) et permet de prévoir les périodes de récession ou de croissance, grâce à une vision globale de l'économie, différente de celle des libéraux qui est axée vers les entreprises. Le raisonnement de Keynes fonctionne en circuit économique. En effet, selon lui, tout débute de la demande prévue par les entreprises qui agit sur la production, et celle-ci détermine ensuite l'emploi. Puis, le revenu des ménages et les investissements des entreprises, conditionnés par l'emploi et la production, définissent la demande. Il s'agit d'un cycle qui ne garantit pas le plein emploi mais permet l'équilibre, et si le sous-emploi est trop important, les pouvoirs publics doivent intervenir par des politiques budgétaires ou monétaires. John Maynard Keynes analysait également les conséquences psychologiques que pouvaient avoir une crise sur les entrepreneurs et donc sur le marché de l'emploi et le marché financier. Il observait comment ceux-ci devenaient méfiants et n'investissaient plus, ce qui créé un blocage dans le système économique.  Les théories de Keynes ont été quelque peu délaissées dans les années 1980, au profit de la pensée monétariste d'Alfred Marshall, néanmoins, elles se sont révélées complètement d'actualité lors de la crise économique de 2008.

Œuvre de John Maynard Keynes


  • Les conséquences économiques de la paix (The economic consequences of the peace), 1919
  • La fin du laissez-faire (The end of laissez faire), 1926
  • Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (General theory of employment, interest and money), 1936

278.31_Milton Friedman_Economiste américain

Théorie de l'économiste Milton Friedman

Milton Friedman est considéré comme l'un des économistes les plus influents du XXème siècle. Ses théories ont eu un impact sur les gouvernements libéraux aux États-Unis mais aussi dans d'autres pays comme au Royaume-Uni à l'époque de Margaret Thatcher ou encore dans la dictature militaire de Pinochet au Chili.
Malgré avoir été un partisan des théories keynésiennes au début de sa carrière économique, Friedman finit par se tourner vers l'ultralibéralisme qu'il ne cesse de défendre ardemment.
Dans le cadre de son étude de la consommation, Friedman a développé la théorie du revenu permanent selon laquelle les gens prennent des décisions en fonction des revenus qu'ils anticipent sur le long terme et non en fonction de celui dont ils disposent à court terme. Cela rend la politique de relance de l'économie, telle que Keynes l'entend inefficace, et ne permet pas une croissance de la consommation.
Milton Friedman s'oppose totalement à l'intervention de l'État dans l'économie. Selon lui, l'augmentation de la masse monétaire est responsable de l'inflation. L’État doit intervenir de manière très modérée dans l'économie et doit se contenter de « fixer les règles du jeu » et se faire « l'arbitre » de ces règles.
Mais la théorie la plus connue de Milton Friedman est sans doute, le monétarisme. Friedman préconise de diminuer la masse monétaire et d'augmenter les taux d'intérêt pour se débarrasser de l'inflation, nuisible à long terme pour l'économie. Friedman est un des premiers défenseurs de l'indépendance des Banques Centrales face aux gouvernements.
Friedman a développé l'idée de l'existence d'un « taux de chômage naturel ». En effet pour l'économiste, sur le long terme, l'économie se dirige vers un taux de chômage d'équilibre qui n'est pas forcément dangereux. Il correspond à une volonté de certains travailleurs d'exiger un salaire plus ou moins élevé à un niveau de compétences donné, ou alors à des entreprises qui bénéficient d'un monopole et qui fixent des salaires bas.
Bien qu'il ai été critiqué pour quelques unes de ses idées ou méthodes, Milton Friedman reste un économiste influent dans le monde entier, dont les théories, accessibles aux experts comme au grand public, ont apporté un souffle nouveau et parfois provocateur dans le monde de l'économie et de la politique.

Œuvre de l'économiste Milton Friedman

(liste non exhaustive)
Two Lucky people : memoirs, Chicago, The University of Chicago Press, 1998
Free to choose : A personal statement, San Diego, Harcourt Brace Jovanovich, 1990
There's No Such Thing as a Free Lunch, recueil d'éditoriaux de Newsweek, 1975
Milton Friedman's Monetary Framework: A Debate with His Critics, 1975
The Counter-Revolution in Monetary Theory, 1970
The Optimum Quantity of Money and Other Essays, 1969
Monetary vs. Fiscal Policy avec Walter W. Heller, 1969
Money: the Quantity Theory, IESS, 1968
A Monetary History of the United States, 1867-1960, avec Anna J. Schwartz, 1963
Inflation: Causes and consequences, 1963
Price theory, Chicago, Aldine Pub. Co, 1976
Capitalism and Freedom, 1962
A Program for Monetary Stability, Fordham University Press, 1960
A Theory of the Consumption Function, 1957
Essays in Positive Economics, 1953
Roofs or Ceilings?: The Current Housing Problem avec George J. Stigler, Foundation for Economic Education, 1946
Income from Independent Professional Practice, Thèse avec Simon Kuznets, 1945
Taxing to Prevent Inflation: Techniques for Estimating Revenue Requirements, avec Carl Shoup et Ruth P. Mack, Columbia University Press, 1943